Contami 2011 – D’ici et d’ailleurs

Pour son 3ème anniversaire, et surtout pour continuer les rencontres, Contami a invité d’autres conteurs, venant de très loin, d’autres traditions orales. Bien sûr, pas question de cloisonner, l’intérêt de la chose étant que tout le monde se rencontre !
Que fait un griot africain, lorsqu’il croise un expert en Chiam’è Rispondi ? Charango, Violoncelle Tsigane et N’goni font-ils bon ménage avec guitares, violon et accordéon ? Le maffè et la pulenda constituent-ils un régime équilibré ?
Voilà des questions importantes et sérieuses auxquelles « Contami » a essayé de répondre… Tout un programme…
Rester soi-même en allant à la rencontre de la différence, et loin de tout formalisme.
Voici quelques temps forts de Contami 3è, plus que jamais festival de la tradition orale, mélange de créations, de culture populaire et de contes lointains. 

 

Histoire d’un conte ordinaire provisoire Création 2011 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Marie-Clair Peretti a écrit « HCOP » en partant d’interviews de ceux et celles qui ont connus de près ou de loin le départ forcé, l’exil, la fuite, l’arrivée sur une « autre terre » que celle de sa naissance, de sa culture, de sa langue, de sa famille. A travers six personnages en quête de racines, elle a écrit un conte fait de plusieurs histoires qui se croisent, qui parlent d’attente, de chapeau vert, de robe bleue, de poupée, de violoncelle, de départ : toutes ces histoires que l’on se raconte quand on ne connaît plus vraiment la sienne….

Ecoutez la Berceuse de HCOP

Histoire d’un conte ordinaire provisoire c’est un hommage à tous ces héros ordinaires qui, un jour ont du partir loin, sans espoir de retour emportant dans leurs bagages quelques  « histoires » qui avec le temps, sont devenues des « légendes », puis des « contes » pour leurs enfants.

HCOP a été créé à Belgodère, présenté en ouverture de festival, puis est parti en tournée en Balagne pour revenir là où tout a commencé, à Belgo ! 

 

Rencontres africaines et tsiganes…

 Après avoir animé un atelier percussions et chants africains, Sabine et Moussa nous ont doublement régalé avec leur conte « Dokélila et autres petits Potins d’Afrique » et leur « maffé », spécialité africaine à base de poulet épicé et de riz. Tandis que Béatrice Vincent  a entraîné petits et grands dans un monde magique librement inspiré de contes traditionnels tsiganes. Devant nous c’est l’histoire de « La poule », de “Kalebala”, et “Yachko et la Mort”, accompagnés par des airs traditionnels tsiganes joués par Elisabeth Urlic au violoncelle. Moussa a par la suite largement partagé la musique de son djembé avec le violoncelle d’Elizabeth lors des veillées avec les anciens guitaristes corses, très heureux de partager leur propre musique. Un très beau souvenir…

PENTAX DIGITAL CAMERA

 H1

tziga1-300x234

Les enfants racontent « Je suis parti et je suis arrivé à Belgodère »

Comme toujours, les enfants inscrits au stage de théâtre travaillent sur le thème du festival. Travail corporel, relaxation, musique, improvisations, et construction des décors, ici avec Linda Calderon.

E2

Et enfin, un autre grand moment du festival, la chorale avec Georgette Orsolami et l’orgue de l’église de Belgodère !

georgette orsolami aux grandes orgues 1 copie